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Le Matériel

Cette rubrique reprend quelques conseils pour vous aider dans le choix d’un type de matériel.

De très nombreuses variétés existent, à tous les prix.

Pour vous forger votre propre opinion, essayez, dans la mesure du possible, le matériel avant de l’acheter ou demandez son avis à quelqu’un qui le possède déjà. Vous éviterez ainsi des achats coûteux et sans lendemain

Le prix n’est pas nécessairement un critère de qualité.

 

ATTENTION :

Le matériel de plongée quel qu’il soit n’aime pas le soleil. Dès que possible, et en tout cas quand il est sec, rangez le à l’ombre. En effet la lumière directe du soleil le fait vieillir prématurément. La jupe en silicone transparente d’un masque va jaunir, le caoutchouc de palmes sécher pour ensuite se crevasser, …

Il est également nécessaire de rincer convenablement son matériel après usage.

 

Le masque

 

Il doit être choisi avec soin et adapté à la forme et à la taille de votre visage.

Petit test pour savoir si votre choix est le bon.

Mettez le masque sur le visage sans la sangle en bloquant la respiration. Si le masque tient tout seul, il est adapté à votre morphologie.

La jupe du masque doit être souple et suffisamment large pour assurer une bonne étanchéité.

Un masque à jupe en silicone est idéal car doux et souple. De plus, sa résistance dans le temps est supérieure à celle du caoutchouc

Le volume intérieur du masque ne doit pas être trop important. Mais souvent plus le champ de vision est large, plus le volume est important. Dans ce cas, Il faut trouver un compromis.

Pour ceux qui ont des problèmes de vue, il existe des verres correcteurs adaptables. Dans ce cas il sera impératif de choisir un masque avec deux verres et permettant l’adaptation de corrections.

 

Le Tuba

 

Cet accessoire qui vous permet de respirer en surface est indispensable. En plongée, il sera le plus souvent sanglé contre le mollet ou accroché au masque.

Il en existe de nombreuses sortes, avec embout flexible et/ou soupape de purge, droits ou courbés, avec clapet,… L'important est qu’il ne vous blesse pas les gencives et que son diamètre soit suffisant pour respirer sans peine.

C’est un élément qui, s’il peut être très utile, est fréquemment perdu. Il vaut donc mieux éviter d’investir une somme importante et le choisir de couleur vive afin d’avoir plus de chances de le repérer en cas de perte.

 

Les Palmes

 

Comme pour les deux accessoires précédents, de très nombreuses variétés existent et leurs formes sont parfois futuristes. Les prix sont également très variables.

Elles doivent être adaptées à votre physiologie et à votre musculature

Plus elles seront longues et rigides, plus elles seront fatigantes bien que puissantes.

Il existe des palmes chaussantes ou réglables. Les premières seront choisies pour la piscine ou les mers chaudes. On utilisera les secondes en carrière ou mers plus froides en combinaison avec des chaussons.

Elles doivent être confortables et adaptées à votre pointure (incluant vos chaussons isothermes pour les palmes réglables).

Une paire mal adaptée peut vous blesser plus ou moins rapidement le pied.

Leur couleur peut être un signe d’identification pour vos compagnons de palanquée.

 

Les Chaussons

 

Accessoire isotherme, les chaussons devront être adaptés à votre pointure. Entièrement fermés ou avec une tirette.

Un critère de choix est la semelle. Elle doit être renforcée pour éviter de les déchirer ou de vous meurtrir les pieds sur les cailloux lors de vos déplacement

 

La combinaison

 

Isotherme comme les chaussons, elle sera adaptée à la température de l'eau généralement pratiquée.

Dans nos contrées, la combinaison mono pièce ou deux pièces avec cagoule, humide ou semi étanche, de 7 mm d'épaisseur, sera de rigueur. Elle doit vous mouler, sans vous étouffer bien sûr. Elle ne présentera pas de "poches d’air". En effet, lors de la plongée elles se rempliront d'eau et la sensation de froid vous gagnera plus rapidement. En général il est possible de faire réaliser des retouches pour adapter les petits "défauts".

Les deux pièces existent dans différentes déclinaisons : salopette de type jardinière avec veste incluant la cagoule, salopette avec shorty. Cette dernière a le mérite de vous permettre de moduler votre combinaison en fonction de la température de l'eau.

Pour l'hiver et pour ceux qui en ont les moyens financiers, l'acquisition d'un vêtement étanche est un plus. De très nombreux modèles existent mais je ne rentrerai pas dans les détails ici. Dans l'avenir, une page y sera consacrée.

Pour la plongée en eaux plus chaudes, la combinaison de 3 mm d'épaisseur ou le shorty peuvent être envisagés.

Les couleurs sont variées et chaque fabricant à l'habitude de sortir sa collection saisonnière. Si les grands de la mode le font depuis des années, pourquoi pas eux ?

Les couleurs seront choisies en fonction des goûts personnels mais on ne perdra pas de vue que c'est aussi un élément permettant votre reconnaissance sous l'eau.

 

 

Le gilet de stabilisation

 

Comme son nom l'indique, le gilet sert à vous stabiliser sous l'eau. Si vous avez compris votre théorie relative à la pression et la poussée d'Archimède, vous comprendrez toute l'utilité de ce matériel.

Il comporte une enveloppe que l'ont peut gonfler ou dégonfler afin d'ajuster sa flottabilité.

Actuellement deux systèmes de gonflage existent : l'inflateur qui est le plus répandu et l'air trim. Chacun a les inconvénients de ses avantages. Si l'inflateur vous permet de gonfler éventuellement votre gilet à la bouche, ce sont encore deux tuyaux (le tuyau annelé et celui de la MP qui peuvent se balader et être plus difficiles à trouver. Par contre si le tuyau MP alimentant l'air trim passe dans le gilet, la gestion des systèmes est plus difficile lors des exercices de remontée.

Il sera important que le gilet soit réglable, présente des boucles en acier inoxydable (plus solides que celles en plastique) et ait un volume suffisant. On considèrera que le volume doit être, pour un adulte de minimum 20 litres.

Le nombre de deniers (épaisseur de l'enveloppe) est un gage de résistance.

Ils existent en différentes tailles, adaptées à chacun. Les purges doivent être facilement accessibles. Les différents modèles présentent plus ou moins de poches et d'anneaux pour accrocher vos accessoires. Demandez conseil à vos moniteurs et essayer de tester les différents matériels avant d'acheter quoi que ce soit.

 

Le Lest

 

Même si lorsque vous êtes équipés hors de l'eau votre mobilité tient plutôt de celle de l'hippopotame, vu le poids du matériel, vous ne pourrez jamais descendre sous l'eau sans être un tant soit peu lesté. Vous porterez donc une ceinture de lest. Différents modèles sont sur le marché, ceinture classique ou a poches. Il est indéniable que la ceinture à poches présente un confort nettement supérieur à la classique vu que les poches contiennent de la grenaille qui ne vous meurtrit pas.

Quelque soit votre choix, les masses de lestages existent en 0,5 Kg, 1 Kg, 2 Kg et parfois en 2,5 Kg.

Il sera utile d'avoir des chevillières lestées lors de la pratique de la plongée avec un costume étanche pour empêcher vos jambes de remonter vers la surface.

Certains gilets permettent de placer le lest dans des poches largables. Ce système "ménage" le dos en répartissant le poids sur tout le corps plutôt qu'au seul niveau de la ceinture.

Un défaut fréquent chez beaucoup de plongeurs consiste à être trop lesté. Un bon lest permet d'être équilibré à 3m sous l'eau, bouteille vide.

Trop de lest est fatiguant tant en surface que sous l'eau, ce qui peut augmenter votre consommation d'air et favoriser l'essoufflement.

Vous consommerez également plus d'air pour gérer votre gilet au détriment de la durée de plongée.

Un deuxième défaut consiste à mal utiliser son gilet pour rééquilibrer le poids apparent sous l'eau. Certains "labourent" le fond au détriment de la flore et de la faune mais aussi de plongeurs suivants.D'autres palment pour lutter contre la gravité. Gonflez correctement votre gilet et utilisez au mieux vos poumons ballast pour corriger votre assiette.

 

 

Le couteau

 

Même si d'aucun le considèrent comme un substitut phallique, j'affirme ici que ni sa grande taille, ni sa manipulation ostentatoire ne sont gage d'efficacité.

En effet, un bon couteau doit avant tout bien couper, ce qui n'est pas toujours le cas des couteaux de plongeurs.

Peu importe la taille donc, il doit être correctement affûté. D'autre part, vous remarquerez à l'usage que ces petites bêtes résistent mal à la corrosion, quelle que soit la marque ou quel que soit le prix (La partie où la lame s'emboîte dans le manche est particulièrement sensible à la corrosion). Rincez donc votre couteau à l'eau douce dès votre retour sur la terre ferme.

Le couteau peut être remplacé par une paire de ciseaux d'infirmier (il peuvent couper un câble d'acier de 2 mm). En effet, le but est de pouvoir vous libérer d'un vestige de filet ou de lignes de pêche vagabondes et non de fouiller le sable. Que ce soit à 3m ou à 30 mètres de fond, sans l'ustensile, vous êtes peut-être alors fait comme un rat.

 

Le détendeur

 

Enfin, on aborde la problématique du matériel qui vous permet de respirer sous l'eau.

Un bon détendeur n'a pas besoin d'être sophistiqué sauf si cela est nécessaire pour respecter la norme (européenne "EN250"), pour tenir des performances au delà de la norme ou pour des raisons purement commerciales.

Son but est de fournir de l'air en quantité suffisante quand on lui en demande et de ne pas en débiter quand on n'en demande pas. Il doit également fournir de l'air pour gonfler le gilet ou un vêtement sec.

 

Il est composé de deux parties (le premier étage fixé sur la bouteille et le second que l'on met en bouche) reliées entre elles par un tuyau moyenne pression.

Plus c'est simple, mieux ça marche.

Tous les deuxièmes étages doivent être confortables en bouche mais également lors de la respiration. Le confort dépendra essentiellement du volume, du poids et de l'embout.

Le premier étage, c'est à dire la partie qui se pose sur la bouteille, mérite un peu d'attention.

Il sera utile que votre premier étage de détendeur soit compensé. Ainsi vous n'aurez pas ou peu de gène respiratoire lorsque votre bouteille tirera vers sa fin.

Il comporte des sorties MP et HP. Les MP servent à raccorder le second étage, le ou les direct system, un octopus (second 2ème étage), … la HP sert à raccorder le manomètre.

Le système de montage sur la bouteille peut être de type étrier ou DIN. Quelle que soit la configuration le prix reste en général identique. Il est souvent possible de convertir un détendeur étrier en DIN.

L'étrier a plus de malchance de s'accrocher dans des fils se trouvant sur son passage et gêner la progression du plongeur. La portée de son joint est plus sensible aux chocs et il n'est donc par rare de voir un joint sauter spontanément.

Le DIN ne présente pas ces inconvénients car le joint est protége. Toutefois si la tête de robinetterie reçoit un choc, il arrive qu'elle soit déformée et que le détendeur ne puisse plus être monté ou démonté. Une protection sur le filetage du détendeur et dans le filetage de la robinetterie sont recommandées. Une nouvelle robinetterie coûte cher.

 

La bouteille

 

Contrairement à une idée très répandue, la bouteille n'est pas remplie d'oxygène, mais simplement d'air comprimé.

Il s'agit le plus souvent de cylindres d'acier ou d'aluminium (plus léger) pourvus d'une robinetterie, d'un culot de protection en caoutchouc et parfois de sangles. Depuis peu, des bouteilles en carbone gonflables à 300 bars sont en vente. Les avis sont partagés quant à leurs avantages et inconvénients.

 

Les bouteilles monobloc ont des capacités allant de 2 à 18 litres. Pour la plongée proprement dite, on utilise couramment des 12 ou 15 litres dont la pression de service (pression de gonflage) est de 200 ou 230 bars. Les bouteilles en carbone peuvent être gonflées à 300 bars.

Les bouteilles peuvent être montées en bi et sont en général des 2x9 ou 2x10 litres à 200 ou 230 bars. Ces systèmes sont plus lourds et un mono 15 litres/230bars suffira pour la grande majorité de vos plongées.

Très souvent, elle sera équipée d"un filet protecteur pour éviter de l'abîmer en cas de chocs.

La robinetterie peut être simple ou double. La seconde sortie est intéressante pour le montage d'un deuxième détendeur complet. La différence de prix est raisonnable.

Les bouteilles peuvent être équipées indifféremment de détendeurs étrier ou DIN. Dans ce dernier cas, on démontera l'insert du robinet.

 

Profondimètre, timer ou Ordinateur

 

Il est indispensable que vous sachiez à n'importe quel moment la profondeur où vous vous trouvez, la profondeur maximale que vous avez atteinte et depuis combien de temps vous êtes immergé.

Pour ce faire plusieurs solutions existent.

  • Le profondimètre et la montre : de moins en moins usités.

  • Le timer : il vous donnera tous ces paramètres, parfois un signal sonore en cas de remontée trop rapide et même la température de l'eau.
    Pour ces deux solutions, vous n'aurez plus qu'à calculer vos paliers de décompression éventuels au moyen de vos tables de plongée.

  • L'ordinateur : il calcule en temps réel votre saturation en azote en fonction des profondeurs et des durées passées à ces profondeurs. Il indique vos éventuels paliers de décompression.

L'utilisation de ce matériel ne vous dispense pas d'avoir vos tables de plongée sur vous, on n'est jamais à l'abri d'une panne. S'il n'assure plus sa fonction de calcul, votre ordinateur vous affichera le plus souvent les paramètres de la plongée.

L'utilisation de l'ordinateur passe nécessairement par la compréhension complète de son mode d'emploi. Trop de plongeurs méconnaissent leur matériel et éprouvent des difficultés à interpréter les indications une fois sous l'eau. 

 

La boussole ou compas

 

Il existe différents types de boussoles, celles qu'on met au poignet ou dans une console, à boule ou à aiguille, plate ou épaisse, …

De toute façon, elles indiquent toutes le Nord.

Il s'agira vraiment d'un choix ou d'une expérience personnels.

La lampe

Dans nos contrées, il s'agit d'un élément important car s'il vous permet d'éclairer des élément, vous pouvez également reproduire les signes de plongée en conditions de luminosité moindre et les couleurs seront restituées.

 

Le parachute de paliers

Élément de sécurité (il signale votre présence aux usagers de la surface) et de confort (il vous permet de mieux gérer vos paliers de décompression), il devient pratiquement indispensable lors de paliers en pleine eau.

Accrochez un lest au bout de la corde pour éviter que celle-ci, en flottant dans l'eau, ne vienne s'emmêler à votre matériel.

Comme le tuba, c'est un accessoire qui est régulièrement perdu s'il n'est pas bien attaché.

Il ne sert pas à s'y accrocher. Tenez-le juste en main sans effectuer de tours. Outre le fait d'un bateau ou une planche qui l'embarquerait au passage, et par conséquent vous avec, une vague plus forte que les autres vous ferait rapidement remonter vers la surface ce qui pourrait s'avérer très dangereux.

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